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25 MARS 2026 | Collège Belgique : "Organiser la toponymie bruxelloise : des réformes du XIXe au réseau de la STIB" - Christophe Loir & Frédéric Dobruszkes

Publié le 2 mars 2026 Mis à jour le 2 mars 2026
Ce 25 mars, l'historien Christophe Loir et le géographe Frédéric Dobruszkes donneront une conférence intitulée "Organiser la toponymie bruxelloise : des réformes du XIXe au réseau de la STIB", dans le cadre du cyle "Nom d'une rue" organisé par le Collège Belgique


Présentation du cycle (Collège Belgique)

À ce jour, la Région bruxelloise compte quelque 5 000 voiries. À quoi leurs noms font-ils référence ? Quelles sont leurs origines ? Quand leur nom a-t-il été défini et par qui ? Quels sont les enjeux associés à de telles appellations ? C’est pour explorer ces questions qu'une vingtaine d'auteurs et autrices de tous horizons ont exploré différentes facettes de la toponymie bruxelloise, recherches réunies au sein d’une publication collective, « Les noms de lieux à Bruxelles. Enjeux passés et présents » (publication en mars 2026). Le cycle « Nom d’une rue ! » vous en offrira un aperçu exclusif, avec sept chercheurs et chercheuses présentant leur contribution.

Patrie 1 (par Christophe Loir)
Dans l’histoire de la dénomination des voies publiques, les moments de révision de nomenclature marquent des étapes souvent importantes. Comme l’a déjà démontré Florence Bourillon pour le cas parisien (Bourillon, 2012 et 2016), ces révisions sont un observatoire privilégié pour étudier la politique mise en place par les autorités en la matière ainsi que la réception de cette politique par la population. À Bruxelles, une telle réforme de la toponymie fut réalisée dès le milieu du XIXe siècle, plus précisément entre 1849 et 1853. Bien que très conséquente (plus de 600 noms de rue furent concernés) et déterminante pour la politique toponymique future (notamment par les règles et principes élaborés à cette occasion), cette réforme n’a encore fait l’objet d’aucune étude historique. À partir de nombreuses archives inédites, je propose donc de retracer l’histoire et les modalités de cette révision, d’analyser les réactions de la population et de dégager les logiques spatiales sous-jacentes.

Partie 2 (par Frédéric Dobruszkes)
Le nom des arrêts de transport public doit aider les passagers et passagères à se repérer dans la ville. Il sera dès lors souvent connecté au nom du quartier desservi ou à un espace public proche ou à un équipement collectif. L’opérateur de transport public veille habituellement à maintenir constant les noms d’arrêt, tant pour la facilité des passagers et passagères que pour ne pas devoir mettre à jour tous les supports écrits (plaques d’arrêt, plans du réseau, schémas de ligne, etc.) disséminés un peu partout. Pour autant, quelques stations de métro et de nombreux arrêts de tram et bus ont vu leur nom être modifié. La présente conférence analysera, sur base de cas concrets, les causes de ces modifications (aide au repérage, contraintes techniques, motivations politiques, etc.) ainsi que les enjeux qui y sont liés.

Frédéric Dobruszkes est docteur en Sciences géographiques, chercheur FNRS et enseignant à l’Université libre de Bruxelles. Il est membre titulaire de l’Académie royale de Belgique et membre honoraire de la Transport & Geography Commission de l’Union Géographique Internationale. Ses recherches portent sur les mobilités à longue distance, les enjeux climatiques du transport aérien, les mobilités des personnes en situation de handicap et les conflits autour du bruit des avions.

Christophe Loir est professeur à l'Université libre de Bruxelles dans le département Arts, Histoire et Archéologie. Ses travaux portent principalement sur l'histoire urbaine au tournant des Temps modernes et de l'Époque contemporaine. Il est également membre de la Commission royale des Monuments et des Sites et du centre de recherche sociAMM. 
Date(s)
le 2 mars 2026